Nanars magnifiques: Le Manoir de la terreur (1981), Virus Cannibale (1980)

Le Manoir de la terreur/Le notti del terrore/Burial Ground: Dans les métrages italiens (tardifs) surfant sur le succès de L’Enfer des Zombies/Zombi 2, je demande Burial Ground! Et à ma grande surprise, ici on ne lésine vraiment pas sur le crade et le malaise! Je pense évidemment en premier lieu aux maquillages des zombies (renvoyant directement aux zombies putréfiés et suintants de Fulci), parfois grotesques (ça sent quand même le carton-pâte quand les cervelles giclent) mais toujours bien répugnants! Alors oui, évidemment, beaucoup de choses pèchent dans ce film clairement fauché (ça se sent déjà dans son maigre scénario): le jeu d’acteurs général, la cohérence/logique des personnages et des zombies qui passent sans prévenir du débrouillard au franchement débile (et pourtant on en a à revendre de la suspension d’incrédulité ici) dans ce film de siège, les effets spéciaux qui oscillent également entre le craspect réussi et le foutage de gueule, ces personnages de bourgeois peu développés et finalement peu sympathiques qui sont clairement là pour le quota de chair fraîche, l’OST peu mémorable,… Mais sa générosité en gore et en nudité (son réalisateur Andrea Bianchi ira d’ailleurs se consacrer au cinéma porno peu de temps après la sortie du film), sa caméra portée parfois inventive, son rythme (compensant une tension quasi absente), son final cynique et ses jolis décors le sauvent de la liste déjà longue des métrages ridicules de série Z! Et je ne parle même pas de Peter Bark qui incarne un gosse incestueux du plus bel effet… la cerise sur le gâteau si j’ose dire! Bref, Le Manoir de la terreur relève finalement plus du petit film bis d’exploitation sympathique et jouissif (façon plaisir coupable) que du pur nanar. Et si comme moi vous avez été traumatisé par L’Enfer des Zombies, c’est largement regardable!

Note: Curiosité nanardesque, voire Curiosité (tout court)

https://www.imdb.com/title/tt0081248

Bonjour! C’est bien ici la grande bâtisse bourgeoise à « rénover »?

Virus Cannibale/Hell of the Living Dead: Impossible de parler de nanars avec des zombies sans se repencher sur le Virus Cannibale de Bruno Mattei (caché ici derrière le pseudo de Vincent Dawn). Il faut dire que ce stakhanoviste du Z (plus de 50 films au compteur), c’est un peu notre Ed Wood européen à nous (autant vous dire qu’on va en manger du Mattei dans ces cycles nanars)! Mais revenons en au film! Autant vous prévenir de suite: ici les potards de l’excès, du débile et de la repompe sont au max, alors il est difficile de rester objectif! Je commence même à me demander si le Monsieur a sorti des films « normaux », c’est dire! Parce qu’entre le cabotinage violent du casting principal (Franco Garofalo, Josep Lluís Fonoll et Margie Newton en tête), la réutilisation pure et simple des OST des Goblins sur Dawn of the Dead, Blue Holocaust et Contamination (sans avoir les droits, svp!), les effets spéciaux (où on alterne entre les visages à la craie ou au charbon pour les zombies, il ne faudrait pas péter le budget!) et les costumes à la ramasse (les fameux bleus de travail du commando anti-terroriste), ce long métrage ne pouvait que se vautrer! Et je ne parle pas du comportement des zombies, des dialogues et de la cohérence globale! Mais voilà, ce joyeux bordel est tellement assumé et bien rythmé que ça en devient marrant! Sans doute aussi que Mattei et sa petite troupe (dont son complice de toujours Claudio Fragasso, ici co-réalisateur et scénariste) se sont bien amusés sur le tournage et que cela transparait à l’écran! La petite spécialité du métrage, c’est de foutre des stock shots de docu animaliers et de mondos toutes les cinq minutes (ne riez pas trop, certains font plus sursauter que les vrais jumpscares du film). On a droit aussi à de jolis moments improbables: un gosse zombie sur qui les mitraillettes s’acharnent un peu trop longtemps, un chat bien au chaud dans une grand-mère au regard lubrique et surtout Fonoll qui pète un câble avec un tutu! C’est… divin! Que dire de plus? L’ensemble est un croisement entre Cannibal Holocaust et Zombi 2 (voire un soupçon bien foireux d’Apocalypse Now), avec un message tiers-mondiste trop forceur pour paraître honnête! Question sexe et gore, on reste plutôt sur notre faim. Bref, vous l’aurez compris, Virus Cannibale est à voir d’urgence avec des amis, quelques bières et des pizzas! Et puis, pour une fois dans ce cycle, la fin est pas mal!

Note: Curiosité nanardesque

https://www.imdb.com/title/tt0082559/

Virus Cannibale ou l’art du cabotinage de A à Z

Nanars magnifiques: L’Avion de l’apocalypse (1980), Le Lac des morts-vivants (1981)

Bien que n’étant pas du tout adepte du visionnage volontaire de ce genre de films (bien au contraire même), on s’autorisera de temps à autres, quelques nanars ou navets mémorables du genre! On a grandi avec Nanarland après tout! Et on commence avec une salve de six films européens autour de la figure du zombie, tentant de surfer sur les succès de Romero et Fulci!

L’Avion de l’apocalypse/Incubo sulla città contaminata/Nightmare City: Quand un film bis sort sous plusieurs titres (je ne vous ai cité que les trois principaux mais sachez qu’il y en a au moins trois de plus) et est issu d’une co-production entre plusieurs pays (ici Italie, Espagne et Mexique)… généralement ça pue! Et disons le clairement, cet Avion de l’apocalypse schlingue salement ma bonne dame! Pourtant au moment de sa sortie, Umberto Lenzi est loin d’être un jeune premier dans le cinéma italien d’exploitation et affiche même un peu plus de dix ans au compteur. Second choix des producteurs, il propose même de retoucher le scénario, en s’inspirant de la catastrophe de Seveso. Et c’est bien ça le plus rageant: sur le papier, le film avait tout pour devenir un carton (ou au moins un film honnête), entre ses multiples décors, son message écologique (et bien nihiliste sur les bords) n’épargnant ni les médias ni l’armée, son rythme vitaminé, l’ampleur du script, le gore généreux,… Hélas entre ses effets spéciaux carrément aux fraises (on alterne ici entre le zombie tuméfié bleu à la Romero et celui avec des croûtes de pizza sur les joues parce bah qu’on a pas le temps Janine!), son jeu d’acteur complètement aléatoire qui fleurte souvent avec le cabotinage assumé (certains figurants jouant parfois mieux que les acteurs principaux), ses personnages stupides, son absence de tension, ses incohérences nombreuses, on ne peut que classer le film dans les vrais nanars répétitifs des familles (et pas spécialement funs du coup). Reste le concept du zombie « infecté » (même si on tire bien vers le vampire par moments), capable de courir, d’utiliser des armes, de se coordonner, de saboter, de tendre des embuscades… dont ce film est complétement précurseur. Ainsi qu’une fin étonnante qui oscille entre la facilité scénaristique et la boucle temporelle. Mais quoiqu’il en soit un long métrage bien indigne du génie d’un artisan comme Lenzi!

https://www.imdb.com/title/tt0080931/

Note: Nanar dispensable

Regardez moi cette férocité, cette détermination dans le regard!

Le Lac des morts-vivants: Célèbre pour avoir eu une production chaotique (Jess Franco quittant le projet la veille du tournage, scénario retouché sans cesse pour économiser trois francs six sous, caméras défectueuses,…), ce métrage de Jean Rollin (sous pseudonyme ici, vu le désastre) est sans doute LE nanar dont j’ai toujours entendu parlé depuis ma plongée dans le cinéma d’exploitation il y a déjà vingt ans de cela. Et on ne peut pas dire que sa réputation soit usurpée… Pourtant avec un plan dénudé dès le début, il y avait espoir! Comme dans beaucoup de films de Rollin, le rythme est contemplatif, voire chiant et une part belle est laissée aux jolis environnements ruraux (ainsi qu’aux appendices mammaires). Le bougre a donc pu y laisser sa patte et… il passe même faire un coucou le temps d’un caméo (avec un jeu aussi déplorable que le reste du casting). Sur tout le reste, aucun suspense, le bât blesse et pas qu’un peu: effets spéciaux à la ramasse (vous reprendrez bien un peu de vert pastel?), jeu d’acteur inexistant, mise en scène, cohérence narrative, rythme totalement aux fraises et bande-originale très moyenne. On ne va pas se mentir, c’est une souffrance à regarder, d’autant plus que le film ne raconte pas grand chose et que question gore, c’est très avare! On a un léger sursaut au milieu du film avec les flashbacks autour du lac maudit (avec des jolis stock shots des familles) mais ça repart dans le néant juste après… La principale trouvaille du film est sa « poésie » entre un zombie et sa fille (allez voir le film, ça serait long à expliquer) suivi… d’un duel de zombies et de jolis plans aquatiques dans…*ahem*… une piscine (même si ça reste surtout un prétexte pour se rincer l’œil). Ce qui est sûr, c’est qu’on est loin des Raisins de la mort (pas un monument du genre mais au moins ça tentait quelque chose)! Bref, un joli navet signé Eurociné, à réserver aux fans des faux raccords!

Note: Navet dispensable

https://www.imdb.com/title/tt0081027/

Un budget maquillage vraiment effrayant!

L’Envers du Culte: Re-Animator (1985), Le Jour des Morts-Vivants (1985)

Re-Animator (1985): Après ce premier visonnage (complet cette fois ci, je dois bien confesser avoir eu du mal plus jeune avec le cinéma du regretté Stuart Gordon), je comprends mieux pourquoi ce film a traversé les années! Mélange de gore outrancier et de comédie noire décomplexée avec ce qu’il faut de sexe (délicieuse Barbara Crampton), références à Lovecraft (le film est l’adaptation de la nouvelle Herbert West, réanimateur), ambiance film à sketches (peu de scènes extérieures, l’essentiel du film alternant entre la maison de Dan Cain et la morgue), zombies alternant entre folie végétative et ultraviolence, ce premier volet de la saga a vraiment de quoi rassasier tout amateur de films bis et d’exploitation. Re-Animator n’a d’ailleurs pas tant vieilli que ça, malgré quelques FX parfois un peu cheap (mais globalement réussis). Principaux points forts, Jeffrey Combs (l’autre jeune révélation du film avec Crampton) et David Gale sont complètement habités par leurs personnages et on sent que tout ce petit monde a pris beaucoup de plaisir à tourner. L’escalade dans la folie des deux protagonistes ne permettant plus de retour en arrière m’a beaucoup fait penser à une sorte de Simetierre dégénéré, mais également par son atmosphère morbide omniprésente. Intéressant aussi le sort réservé au personnage de Dan Cain: moins obsédé par la mort que son compère, gardant un minimum de morale, il finit par devenir tout aussi jusqu’au boutiste qu’Herbert West (sorte de Docteur Frankenstein moderne), à force de le côtoyer, notamment dans une fin lovecraftienne à souhait! Tout cela est bien servi par la BO « hitchcockienne » de Richard Band (un habitué des films du duo Gordon/Yuzna et frère du fameux Charles Band qui financera une partie du film) et un rythme parfait. Principale faiblesse pour moi: on sent que l’étalage des scènes chocs a été largement plus important que le développement des personnages, en résulte un côté caricatural (frôlant parfois le nanardesque) qui justement m’avait tenu loin du film jusqu’à présent… Ceci dit, il faut bien reconnaître que Re-Animator est une petite merveille d’inventivité, de gore et de fun typiquement 80’s! Pour le premier film de Stuart Gordon (produit par son associé de toujours, Brian Yuzna), avec un budget réduit (1 million de dollars), c’est amplement respectable!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0089885/

Anecdotes:

  1. Le film remporta plusieurs prix (dont une mention à Avoriaz en 1986), notamment pour ses effets spéciaux. Plus de 90 litres de faux sang furent utilisés pour le métrage.
  2. Hurlements, Evil Dead et The Revenge of Frankenstein sont les inspirations majeures du métrage.
  3. Stuart Gordon adaptera directement d’autres oeuvres de H.P. Lovecraft au cours de sa carrière: From Beyond, Dagon, le segment Dreams in the Witch-House (Masters of Horror).
  4. Le rôle du Dr Hill était initialement prévu pour Christopher Lee. Le premier cadavre réanimé par West est joué par la doublure d’Arnold Schwarzenegger.
  5. Le film fut tourné en seulement 18 jours.

Le Jour des Morts-Vivants:

Bisseries: Le Massacre des morts-vivants (1974)

Réalisé par Jorge Grau, réal espagnol passé quasiment sous les radars (et qui a également signé Cérémonie Sanglante sur la comtesse Bathory), ce film, petit joyeu de l’horreur vintage que vous trouverez peut être plus facilement sous les titres Let sleeping corpses lie ou The Living dead at Manchester morgue, a sans doute connu un seconde souffle grâce à l’interview cinématographique de Jus Oborn, guitariste et leader d’Electric Wizard, excellent groupe de stoner doom réputé pour son visuel et thématiques très bis (et qui samplera d’ailleurs une scène du film). En tout cas, c’est par ce biais là que j’ai découvert le métrage, qui offre de bien belles qualités…

Pour ce film figurant parmi les tout premiers films de zombies modernes européens (hispano-italien ici), Grau se paye le luxe de s’offrir un postulat écologique et anti-technologique (là aussi une première): ici les villes modernes réflètent le progrès dans toute sa laideur et ce sont bien des machines à ultra-sons (censées exterminer insectes et autres parasites des récoltes) qui provoquent le réveil des carcasses inhumées. Le couple de héros, hippies citadins parachutés dans la campagne anglaise par la force des choses, traités comme des malpropres par des autorités zèlées et bornées, va être confronté aux créatures et ne compter que sur eux même pour leur propre survie. Un film crépusculaire et contestataire à bien des niveaux donc (rappelons que le film sort dans les dernières années du régime franquiste), avec un vrai propos et une pointe d’humour, n’hésitant pas à prendre son temps pour poser ses ambiances (à l’instar de la lenteur de ses zombies), soigner sa photographie pour sublimer les décors, avant de tout exploser dans un dernier tiers gore et noir à souhait que Romero et Fulci auraient forcément validé (on retrouve d’ailleurs un certain Giannetto De Rossi aux effets spéciaux). Pour finir, inutile de préciser que Le Massacre réussit tout cela malgré son petit budget…comme c’est le cas d’un certain nombre de films d’exploitation de l’époque!

Comme quoi, certains métrages ne méritent vraiment pas le sort qui leur a été réservé… Si avec ça, j’arrive pas à vous vendre le film, je me la coupe et je la mange facecam, ok?

Note: Solide

https://www.imdb.com/title/tt0071431/

https://www.arte.tv/sites/olivierpere/2015/11/26/le-massacre-des-morts-vivants-de-jorge-grau/ http://mondocine.net/le-massacre-des-morts-vivants-critique/ https://www.psychovision.net/films/critiques/fiche/2098-massacre-des-morts-vivants-le

Bisseries: La Chevauchée des morts-vivants (1975) + Retour sur la Tétralogie des Templiers d’Amando de Ossorio

Réalisateur hélas totalement méconnu du grand public et parfois même par celui du cinéma d’exploitation, l’espagnol Amando de Ossorio (1918-2001) a entre autres signé une sympathique saga sur les morts-vivants dans les années 1970. Pour le reste de sa filmographie, on a l’impression d’être chez Jess Franco (avec qui il se partagera d’ailleurs les mêmes acteurs): « films de vampires, traitant le sujet de la possession, quelques comédies, westerns et films érotiques ». Quoiqu’il en soit, dès 1969, Ossorio se consacre surtout à la thématique horrifique. Quatre films sont donc consacrés à la figure de l’horreur qui nous intéresse cet automne, plus connus sous l’appellation « la Tétralogie des Templiers »: La Révolte des morts-vivants/Tombs of the Blind Dead (1971), Le Retour des morts-vivants/Return of the Blind Dead (1973), Le Monde des morts-vivants/The Ghost Galleon (1974) et enfin La Chevauchée des morts-vivants/Night of the Seagulls (1975).

Tout d’abord, notez que le « Templier » est bien éloigné du zombie classique: ici on a affaire à un squelette portant l’appart du chevalier templier, aveugle, exerçant sur les hommes un fort potentiel de terreur, se déplaçant lentement et chevauchant parfois un cheval mort squelettique. Son péché mignon? Il se nourrit de sang humain et à un léger penchant pour les jeunes femmes dévêtues! C’est d’ailleurs bien sur ce seul point qu’une comparaison restera possible!

Si de mémoire le troisième opus est franchement affreux (disons le clairement, la principale différence entre les trois premiers films est l’environnement où l’action prend place: un village en ruines dans le premier, un village parfaitement habité dans le second, un bâteau fantôme dans le troisième), le quatrième possède une ambiance mémorable, coincée entre celles gothiques de la Hammer (donzelles dénudées incluses) et celles plus mystiques de Lovecraft.

Car oui, c’est bien dans leur maison en bord de mer que le couple de héros va se retrouver agressé par les Templiers, revenant tous les sept ans réclamer au village sept vierges à offrir en sacrifice à un obscur dieu aquatique (ça ne vous rappelle rien?). Et encore oui, contrairemement à ses aînés, La Chevauchée est, dans sa majeure partie, un huit-clos horrifique! D’ailleurs disons le, je suis clairement à contre-courant sur le sujet, puisque beaucoup boudent cet opus, pourtant plein de jolies trouvailles. Enfin, quand je vois que le deuxième film (sorte de remake du premier…qui n’apporte rien au bousin) est mieux noté que le premier (où les impressionnants Templiers sortant de leur tombe rappelleront immédiatement L’Enfer des zombies de Fulci, sans parler des décors glauques à souhait, pour n’en citer que deux points forts), on peut se questionner sur la pertinence de certains avis… Cet opus final venant finalement conclure la saga sur une note positive, au lien de définitivement l’enfoncer. Cette tétralogie souffrant au final bien plus d’avoir voulu se maintenir coûte que coûte sur la durée (au détriment de l’originalité du premier film, donc) que d’une baisse d’inspiration et un manque de savoir-faire de son créateur.

Note: Curiosité

Je m’arrêterai là pour ne pas trop en dire et donc vous gâcher le plaisir de la découverte, mais si vous n’êtes pas réfractaire au cinéma d’exploitation (donc, on le rappelle pour les cancres qui n’écoutent rien au fond: aux acteurs moyens, au budget à la ramasse qui se ressent dans les effets spéciaux et la logique du scénario, aux thématiques volontairement outracières, notamment en matière de sexe et violence), allez découvrir d’urgence le premier et surtout dernier opus (La Révolte des morts-vivants et La Chevauchée des morts-vivants donc) et vous m’en direz des nouvelles! Je vous invite d’ailleurs fortement à (re)découvrir le cinéma bis espagnol, moins connu que celui de Bava, Fulci et Argento mais qui pourtant mérite amplement le détour! On en reparle de toute façon très vite avec un certain Jorge Grau!

https://www.imdb.com/title/tt0067500/

https://www.imdb.com/title/tt0073461/

http://www.toxiccrypt.fr/?p=3135

http://www.chaosreign.fr/la-revolte-des-morts-vivants-amando-de-ossorio-1971/

https://savoirsenprisme.files.wordpress.com/2014/04/6-levagueresse.pdf

Bisseries: Le Retour des morts-vivants (1985), La Nuit des morts-vivants (1990)

Le Retour des morts-vivants: De la saga lancée par Dan O’Bannon (cinq films à ce jour), je n’avais vu que le troisième réalisé par Brian Yuzna en 1993. Hormis le minois de Melinda Clarke, j’ai un souvenir d’un film bis plutôt fun et plaisant à regarder! Il était donc temps de voir ce premier opus de 1985! Honnêtement, j’ai passé un très bon moment, entre les très bonnes idées du scénario, la bande originale aux petits oignons (entre autres les Cramps, Roky Erickson, les Damned,…), des personnages 80’s hauts en couleurs comme l’embaumeur Ernie Kaltenbrunner (la bande de punks aurait mérité cependant un meilleur traitement, malgré Linnea Quigley qui donne tout ah ah), une fin cynique à souhait…bref du très bon bis comme on l’aime, qui a bien traversé les décennies et qui ne franchit pas la ligne rouge du nanar !

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/title/tt0089907/

La Nuit des morts-vivants: Le saviez vous? « À la suite d’une erreur d’enregistrement de droit d’auteur, le film original de 1968 est entré dans le domaine public. L’équipe du tournage n’ayant pas gagné d’argent, Romero décida de tourner un remake pour combler ce manque à gagner, en essayant de garder la même équipe. »

En plus d’être un film référentiel, le premier film de Romero a tout pour me plaire: huit-clos, personnages un minimum fouillés, une sacrée ambiance en grande partie dûe au format utilisé, un bon twist de fin,… Autant dire que le remake de Tom Savini, cet homme à tout faire et collaborateur proche de tonton Georges, relève un sacré défi, même avec tonton himself au scénar! Et ma foi, ils s’en tirent bien, les cons! Car au delà de tout le respect et l’amour pour son aîné qui se ressentent à chaque seconde (même si à mon avis, ce genre de choses tient surtout à la compréhension de l’oeuvre), Savini se permet dans ce remake colorisé des variations bien senties sur des ressorts secondaires du scénario (en les modernisant parfois) et le caractère des personnages (incarnés par une jolie brochette de gueules connues du genre: Todd, Towles, Moseley): on a donc droit à un Ben moins sûr de lui et un Barbara beaucoup plus badass…même si pour le coup, on pouvait difficilement faire pire que l’original (Harry Cooper, lui, est toujours aussi détestable, rassurez vous). Les acteurs se débrouillent bien, l’ambiance est aussi austère que dans le film de 1968 et les maquillages sont au poil (notons une quasi absence de gore)! Je reste cependant sur ma faim concernant la tension peu présente au long des scènes (le remake se penchant plus sur la confrontation Ben/Harry que celle entre le groupe et les créatures) et le dénouement, cynique à souhait (tout droit sortie du Zombie de Romero) mais sans doute dispensable! Une très belle surprise en tout cas!

Note: Solide

https://www.imdb.com/title/tt0100258/