Bisseries: Toutes les couleurs du vice (1972), Beauty Water (2020)

Toutes les couleurs du vice/Tutti i colori del buio: Autre giallo 70’s de l’artisan-joaillier transalpin Sergio Martino, sorti la même année que son Ton Vice est une chambre close dont moi seul ai la clef (titre à rallonge mais diablement évocateur!), Toutes les couleurs du vice (également connu sous le titre L’Alliance Invisible) est un film inspiré, audacieux et surprenant, quelque part entre Rosemary’s Baby et Le Venin de la Peur. Porté par la divine et charismatique Edwige Fenech (alors belle-soeur du réalisateur) et des seconds rôles de choix (George Hilton, Nieves Navarro, Ivan Rassimov), ce giallo fantastique brille également par sa mise en scène, ses décors londoniens, sa gestion du doute/suspense (la scène de poursuite dans le métro, put*in quelle claque!) et sa bande sonore signée Bruno Nicolai. Balancé entre influences psychédéliques, gothiques et whodunit (même si on a clairement aussi des éléments proto-slasher), il ne se contente pas d’être une énième redite d’Argento, Bava et compagnie (pile au moment où la folie giallo est à son paroxysme, c’est louable) et se permet même de jolies allégories sur la crise du couple et l’isolement social. Pas impossible non plus qu’il ait inspiré Suspiria à sa façon! Rappelons aussi à cette occasion que bien avant le slasher, le giallo avait pris le parti de mettre en avant les femmes à l’écran… et pas seulement dans des rôles de potiches ou de victimes. C’est encore le cas ici. Ce qui est sûr, c’est qu’on va se faire un cycle giallo d’ici peu qui risque de me régaler!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0069390/

Beauty Water: Film d’animation coréen (ça change un peu!) généreux en body horror, Beauty Water vous fera certainement penser à The Substance au vu des thématiques similaires (culte du corps, réseaux sociaux,…) et de son produit miracle, capable de remodeler le corps à volonté! Mais également à Society et American Psycho car évidemment la recherche de célébrité et de beauté à tout prix se paye (très) cher! Oui, vous l’avez compris, ce métrage n’est pas un simple film de divertissement bête et méchant mais également une critique (facile, certes) de la modernité (et certainement de tout un pan de la société coréenne). On regrettera juste une animation trop simpliste par moment (même si les « effets spéciaux » sont particulièrement réussis sans sombrer dans l’excès) et un personnage principal pour lequel il est difficiel de ressentir de l’empathie! Un bon petit film mais qui ne va pas réellement au bout de son concept!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt12354886/

A l’affiche: Mad God (2021), Oppenheimer (2023)

Mad God: On ne peut pas parler de ce film sans évoquer sa génèse improbable: un tournage commencé au début des années 1990 qui sera relancé près de vingt ans après grâce à un financement participatif. Son réalisateur? Phil Tippett, un vieux briscard responsable (entre autres) des effets spéciaux sur les deux premiers Star Wars, le second volet d’Indiana Jones, Willow, la saga Robocop, Jurassic Park, Starship Troopers (pas de liens, démerdez vous un peu!) … rien que ça! Le résultat? Un univers SF/horreur délicieusement cauchemardesque et nihiliste (où l’on oscille entre les horreurs post-apo d’un champ de bataille, le steampunk pur et dur, la géniale dystopie Brazil, et les laboratoires de « scientifiques » dérangés façon Mengele) tout en stop motion (d’où les galères financières), entrecoupé de quelques séquences oniriques et avec de vrais acteurs. Néanmoins, il est clair que ce second long métrage (en réalité la fusion de trois courts métrages) souffre des défauts propres au cinéma expérimental: tout n’y est pas bon à prendre, il y a parfois du remplissage, des incohérences, quelques longueurs et lourdeurs mais la folie créative et l’absence de dialogue rendent le tout suffisament intrigant/fascinant pour aller jusqu’au bout! Et permettra au moins à chacun d’y aller de son interprétation!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt15090124/

Oppenheimer: Disons le d’emblée, ce n’est pas le pire film de Nolan (en même temps, quand tu succèdes à Tenet…) mais contrairement aux critiques enthousiastes que l’on peut lire un peu partout sur le web, je trouve qu’Oppenheimer montre une fois de plus les défauts récurrents du réalisateur, comme sur ces deux métrages précédents. A commencer par son côté indigeste qu’une durée totale de deux heures aurait sans doute permis d’éviter. Les personnages sont trop nombreux, ce qui rend bien soporifique l’intrigue politique dans son derniers tiers. Trop de dialogues aussi d’une façon générale. Comme si ce réalisateur, réputé pour sa mise en scène et sa dévotion pour des thématiques purement scientifiques/philosophiques, avait de moins en moins confiance en ses concepts, noyés dans une formalité bien dispensable! Et si Tenet tenait à surexpliquer son concept même, Oppenheimer, lui, noie le spectateur sous une complexification inutile du récit et un rythme effréné (même si on comprend bien que la forme et le fond ne doivent faire qu’un dans l’esprit du britannique). Malgré tout, il faut bien reconnaître que le métrage offre quelques moments de bravoure visuelle… parfois magnifiquement portés par la musique de Ludwig Göransson (on pense à la séquence d’introduction, le test Trinity ou encore les hallucinations lors du discours,…) et un casting impressionnant (Blunt, Damon, Downey Jr, Hartnett, Pugh et tant d’autres!) qui livre de jolies performances, à commencer par Cillian Murphy (acteur encore trop sous-estimé) dans le rôle titre, torturé dans le privé comme dans ses « oeuvres » (et vu les conséquences de ses travaux… on le comprend). La forme même du film (visiblement inspiré par Le Miroir de Tarkovsky), entre biopic, panorama de l’Amérique au milieu du XXe siècle, drame et thriller (à la fois psychologique et politique), mélangeant plusieurs lignes temporelles, vaut le coup d’oeil. Il n’en reste pas moins que c’est encore un film mitigé pour Christopher Nolan, définitivement enfermé dans le too much!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt15398776/

L’Envers du Culte: La Revanche de Frankenstein (1958), Fenêtre sur Cour (1954)

La Revanche de Frankenstein: Suite directe de Frankenstein s’est échappé, ce second opus de la Hammer impose le respect. Question casting déjà! On retrouve ici Peter Cushing dans le rôle du cynique docteur, Francis Matthews dans celui de son associé et Michael Gwynn dans celui de la créature revenue d’entre les morts, tandis que Terence Fisher est toujours derrière la caméra. Et ça fonctionne diablement bien! Bien équilibré entre drame, romance, traits d’humour et épouvante, le métrage nous expose une créature bien plus touchante car foncièrement plus humaine que celle précédemment incarnée par Christopher Lee. Porté par des jolis décors (moins marquants que dans d’autres films de la franchise anglaise mais tout de même), entre deux expériences sur la transplantation de cerveau et quelques accès de folie meurtière, La Revanche revient à la base du roman (bien qu’éloigné de lui sur le papier): sonder notre (sombre) nature humaine à travers le jusqu’au boutisme d’un scientifique dérangé!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0050894/

Anecdotes:

  1. Le film utilise une partie des décors du Cauchemar de Dracula sorti la même année.
  2. Ce métrage sera un échec critique pour le public anglo-saxon et il faudra attendre six ans pour que la Hammer lance un autre opus de la saga (sans lien avec les deux premiers).
  3. On retrouve dans ce film Michael Ripper (dans un petit rôle) qui deviendra lui aussi un habitué des films de la Hammer.

Fenêtre sur Cour: Que dire d’original sur ce monument? Que son concept de huis clos ouvert/ »action par procuration » est ingénieux et déjà méta sur la thématique du voyeurisme (non seulement celui de Jefferies -accessoirement photographe- mais aussi du spectateur)? Que le couple archétypal et bien mal assorti joué par (la sublime) Grace Kelly et James Stewart a bien du mal à être crédible aujourd’hui (contrairement à un discours finalement très actuel sur ce qu’est devenue la sordide sphère de la séduction et des relations hommes-femmes) ? Qu’au contraire la photographie de Robert Burks et la mise en scène d’Hitchcock sont toujours aussi diablement efficaces? Que ce film a dû traumatiser Brian de Palma et son Body Double en tête) comme il faut (ne serait ce qu’au travers de ses thèmes principaux: paranoïa, comportement obsessionnel,…) ? Dans tous les cas, Fenêtre sur Cour reste à la fois un joli panorama sur la société américaine de l’époque en pleine Guerre Froide et un thriller prenant, où on doute jusqu’au dernier moment de ce dont le héros (et nous avec) est témoin!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0047396/

Anecdotes:

  1. La cour intérieure façon Greenwich Village a été créée de toutes pièces dans les studios de la Paramount. Certaines actrices ont même vécu dans les appartements le temps du tournage. Un système d’arrosage intégré permettait de simuler la pluie.
  2. Le couple Kelly-Stewart s’inspire de la romance entre Ingrid Bergman et Robert Capa tandis que le scénario est une adaptation de la nouvelle du même nom de Cornell Woolrich.
  3. Ce film remportera quatre oscars: réalisation, scénario, son et photographie. A propos de ce dernier, l’éclairage sur le studio était prérèglé de façon à couvrir une journée entière, nuit inclus!
  4. Tous les voisins montrés à l’écran ont un rapport avec le mariage et le couple. Un véritable miroir aux questionnements de Jefferies!

Bisseries: Dellamorte Dellamore (1994), Suspiria (2018)

Dellamorte Dellamore: Je profite des dernières publications consacrées à notre cycle « Zombie » pour revenir sur ce joyau encore trop méconnu qu’est ce film de Michele Soavi (assurément son meilleur)! Portée par un charismatique Rupert Everett (bien trop rare à l’écran), la sublime (et vénéneuse) Anna Falci et le regretté François Hadji-Lazaro, cette comédie noire sur un gardien de cimetière confronté à une épidémie de zombies au fond de l’Italie rurale alterne entre un cynisme de tous les instants et un surréalisme onirique que n’aurait pas renié Lucio Fulci ni même Jean-Pierre Jeunet! Oui, rien que ça! La photographie baroque et les effets spéciaux sont très réussis et certains plans méritent vraiment le détour! Adapté d’un roman et d’un fumetti de Tiziano Sclavi, le fatalisme dégagé par notre loser magnifique de héros et certains passages à mi chemin entre fantasmes et hallucinations fiévreuses permettent de hisser cette excellente série B parmi les (rares) films de mort-vivants dont vous vous souviendrez longtemps !

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0109592/

Suspiria: Il y a des réalisateurs qui aiment bien les défis! En acceptant le remake d’un des chefs d’oeuvre de Dario Argento (une des plus grosses claques artistiques de votre serviteur, au passage), Luca Guadagnino se met sacrément en danger car en dehors d’une fin kistch à souhait, le Suspiria de 1977 n’a pratiquement aucune faiblesse!

Et pourtant, le métrage fonctionne plutôt bien sur ses trois quarts (oui, la fin bisseuse à souhait qui arrive sans prévenir dans ce film à l’esthétique léchée fait vraiment tâche, sans doute un hommage au film originel vraiment dispensable), d’abord grâce à son casting féminin (Swinton, Moretz et Goth en tête mais vu leurs CV respectifs, on commence à avoir l’habitude!), son scénario à plusieurs niveaux de lecture (mais si pas exempt de lourdeurs… bien au contraire!) et son va et vient habile entre drame, thriller et fantastique. Et surtout, surtout, ce Suspiria là n’essaye ni de singer les décors baroques et l’ambiance psychédélique de son aîné ni de ressuciter le giallo. On est ici à Berlin à la fin des années 1970 et la grisaille est partout (merci le Bahaus!), tout comme les fantômes de la Seconde Guerre Mondiale. Le rock progressif venimeux des Goblins a laissé place à la bande-son minimaliste de Thom Yorke. Ici, plus de conte macabre et onirique mais bien une « initiation » ancrée dans la sinistre réalité. Et justement, quitte à rester à Berlin partahé en deux, l’ambiance insidieuse et le suspense croissant de Possession (film bien trop méconnu à mon goût) n’est pas bien loin! La poignée de passages ésotériques sont un autre atout du film, riches en symbolisme, quelque part entre Refn et Lynch, autant dire un véritable régal pour les yeux. Et que dire de la scène où Elena Fokina se fait malmener d’une façon particulièrement vicieuse? Jessica Harper fait un caméo, ce qui fait toujours plaisir. On regrettera par contre une longueur excessive (2h30 tout de même), la danse contemporaine qui me laisse plus que perplexe (n’étant pas du tout sensible à cette farce qu’est l’art contempourri), la profusion de personnages secondaires pas vraiment intéressants et Dakota Johnson qui est loin d’incarner une héroïne mémorable. A voir si le film a été charcuté au montage, ce qui ne serait pas étonnant vu le rendu final! Dommage, vraiment dommage pour ce remake courageux et inspiré!

Quelques pistes de lecture si ça vous intéresse !

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt1034415/

L’Envers du Culte: Scream (1996), Le Monstre (1955)

Scream: Porté par un joli casting féminin (Neve Campbell, Courteney Cox, Rose McGowan, Drew Barrymore) et une paranoïa constante de sa scène d’introduction perverse à souhait jusqu’à son twist final légendaire, Scream a lancé en 1996 la mode du slasher « méta » (vite rebaptisé « néo-slasher ») qui joue constamment avec ses propres codes (même si certains slashers des 80’s le faisait déjà en partie) et qui durera jusqu’aux années 2000 (avant l’invasion « zombie » finalement). Clins d’oeil à Halloween et aux Griffes de la Nuit, ainsi qu’à divers slashers de l’âge d’or, éléments clés indissociables du genre (final girl intelligente, chaste et débrouillarde qui devra lutter contre les traumas de son passé, faux coupables, policiers incompétents, soirée étudiante, scènes lycéennes,…), le film ravira sans mal tous les amateurs de psycho-killers blasés de ce sous-genre (présent!) qui a fait l’erreur de s’enfermer très vite dans ses propres gimmicks (le plus souvent par appât du gain). Il faut dire aussi que Freddy sort de la nuit avait quand même bien défriché le terrain deux ans avant, avec nettement moins de succès ceci dit! Autres points forts: la mise en scène au poil de Craven qui permet des scènes d’action efficaces, un scénario de Kevin Williamson (également responsable de celui de Souviens toi l’été dernier) qui ménage admirablement son suspense, des meurtres inventifs, des touches d’humour appréciables (même si un peu trop présentes à mon goût) et un (maladroit) boogeyman réaliste devenu culte! Avec en prime, une jolie crotte de nez jetée à la face des médias et leur rapport aux faits divers! Malgré tout, on sent un potentiel un peu bridé par son propre concept par moments, comme si Wes Craven, conscient de son talent et de l’impact que pourrait avoir son retour au cinéma de genre (modernisé), n’osait pas se lâcher totalement. De mémoire, les deux opus suivants étaient tout de même plus mémorables sur la gestion de la tension et généreux sur le gore mais ce volet originel a en tout cas l’avantage d’être réaliste et surprenant! Vive Scream!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0117571/

Anecdotes:

  1. Le titre originel du film était « Scary Movie »… De la même façon, la robe que portait Ghostface devait être entièrement blanche mais le rendu était trop proche de celui d’un fantôme.
  2. Le masque de Ghostface s’inspire (entre autres) du tableau Le Cri de Munch ainsi que de l’affiche de l’adaptation cinématographique de The Wall (concept album de Pink Floyd).
  3. Wes Craven n’accepta pas ce projet d’emblée, voulant s’éloigner du cinéma d’horreur.
  4. Roger Jackson, qui donne sa voix aux appels téléphoniques du tueur était totalement inconnu du reste du casting final, pour capter au mieux leurs émotions.
  5. Le script s’inspire du sordide fait divers de 1990, connu sous le nom de Gainesville Ripper. Williamson souhaitait d’emblée faire de Scary Movie une trilogie questionnant les liens entre la violence présente dans la fiction et celle réelle.

Le Monstre/The Quatermass Xperiment: Tout premier succès public de la Hammer Films (et premier volet de la trilogie des Quatermass) et il faut dire que pour un métrage de SF/épouvante des fifties, celui là est assez généreux et inventif! Pas impossible qu’il ait passablement influencé Danger planétaire et L’Invasion des profanateurs d’ailleurs! Doté de jolis effets spéciaux et d’un suspens admirablement géré, Le Monstre figure même parmi les précurseurs du body horror et certains passages vous évoqueront sans doute The Thing (ce film est d’ailleurs un des favoris de Carpenter himself)! Mais ce n’est pas tout, entre la mise en scène admirable et la prestation de Brian Donlevy en scientifique détestable/opportuniste et Richard Wordsworth (qui deviendra un habitué des films de la Hammer) en victime mutante partagé entre sa survie et ce qu’il reste de sa morale humaine, cette chasse à l’homme porteur d’une étrange maladie risque bien de vous tenir en haleine jusqu’au bout! Une jolie découverte quoi qu’il en soit!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt0049646/

Anecdotes:

  1. Avant cette adaptation cinéma, The Quatermass Experiment était une série TV à succès, produite par la Hammer et diffusée en 1953. Deux autres mini-séries suivront en 1955 et 1958.
  2. Pour le final, une pieuvre vivante a été utilisée, ainsi que des boyaux de vache.
  3. Le « X » du titre fait référence au fait que le film fut le premier métrage de SF a être classé X (interdit au moins de 16 ans) au Royaume-Uni. Ironie du sort, un enfant de 9 ans décèdera d’une maladie cardiaque pendant sa projection en 1956…

Quelques news!

Hé oui, ce blog n’a jamais été aussi productif que ces derniers mois (d’ailleurs, on se rapproche lentement mais sûrement des 200 films chroniqués). Aussi, si les cycles en cours « Hard SF » et « Conspiracy Thrillers » (mais quelle idée de prendre des thèmes aussi lourds funs pour commencer!) déborderont forcément sur ce mois de mars et peut être même avril (les trois autres étant quasi terminés), on optera pour une pause bien méritée au printemps avant d’entamer nos trois nouveaux cycles (« Dystopies », « Horreurs Lovecraftiennes » et « Thrillers craspects »… qui, je l’espère, nous prendront moins de 5 ans à être balayé *tousse*)… le temps de recharger les batteries et faire le plein de nouveaux films!

Aussi, étant seul derrière ce blog et passant désormais une partie non négligeable de mon temps personnel dessus, je ne peux que vous inciter à commenter les articles, relayer l’adresse pour améliorer sa visibilité, vous abonner à la newsletter (pour ne manquer aucune publication), voire même envoyer un petit MP de soutien, ça fait toujours bien plaisir. Et puis ça me donnera peut être une idée de qui lit mes bafouilles ah ah!

A bientôt les ami(e)s!

A l’Affiche: Mars Express (2023), Juré n°2 (2024)

Mars Express: C’est tellement rare qu’un animé français (de science-fiction qui plus est) fasse date aux yeux du public! Il était donc grand temps de rattraper ce Mars Express! Cette oeuvre est la première réalisation de Jérémie Périn, le créateur de la série animée Lastman, aidé ici par Laurent Sarfati au scénario. Thriller futuriste et néo-noir passablement influencé par Blade Runner, Métal Hurlant, Ghost in the Shell et Terminator 2 (oui, oui, rien que ça), servi par un dessin épuré mais efficace, le métrage accroche le spectateur autant par la vision plutôt dystopique… mais hélas crédible qu’il propose (une société où l’homme a colonisé Mars et dans laquelle androïdes et robots sont omniprésents) que son histoire (un duo d’enquêteurs chargés de retrouver une étudiante en cybernétique qui pourrait changer l’avenir). Ce n’est certes pas le premier film à aborder la thématique de la révolte/prise de conscience des IA/robots sur fond de société hyper-technologique, urbaine et décadente mais ce Mars Express le fait admirablement bien, entre poussées de violence, corruption des institutions et final poétique à souhait. Il semblerait qu’il ait même très bien digéré ses influences! Un animé riche et bien rythmé, qui, en définitive, parle autant de nos maux modernes que de notre potentiel futur!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt26915336/

Juré n°2: On le sait, les thématiques américano-centrées, humanistes et morales parsèment la carrière du réalisateur Clint Eastwood. C’est encore ici le cas avec ce père de famille qui, ironie du sort, se retrouve jury lors d’une affaire judiciaire dans laquelle il découvre qu’il est personnellement impliqué. Thriller dramatique porté par d’excellents acteurs (Tony Colette surclassant Nicholas Hoult, à mon sens), un sens du rythme et de la mise en scène (classique mais efficace, comme d’habitude) mais également une jolie photographie, ce film est clairement une des plus belles surprises de 2024. Evidemment, avec un tel synopsis, le spectateur peut facilement se mettre dans la peau du personnage principal et son dilemme moral de taille. Si Eastwood a eu l’intelligence de parsemer ce huis clos mental de quelques scènes d’extérieur, Juré n°2 évite aussi les lourdeurs et le pathos inutile en dosant les flashbacks et les moments consacrés à la famille du héros (saluons donc Jonathan A. Abrams au scénario. Le principal reproche que j’aurais à faire est de ne pas avoir poussé l’ambigüité de cette « surprise » jusqu’à la fin du métrage, ce qui aurait conduit à un twist final d’autant plus puissant. Quoiqu’il en soit, un bon film sur une institution malade! Mais contrairement au Cas Richard Jewell (qui lui aussi parlait de justice), le métrage ne laisse pas sur sa faim! Vu les naufrages récents des réalisateurs d’un certain âge, on ne va certainement pas bouder notre plaisir pour cet ultime film du grand Blondin!

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt27403986/

Bisseries: Black Sheep (2006), Happy Birthday To Me (1981)

Black Sheep: Que dire de ce sympathique métrage nous proposant une version alternative et fraîche du zombie? Sorte de délire de sale gosse poussé à son paroxysme façon Troma (mais en plus sage), tout le monde en prend ici pour son grade: des écologistes activistes aux méchants capitalistes prêts à tout pour l’appât du gain… y compris certaines expériences génétiques pour le moins risquées! Prenant place en Nouvelle-Zélande (autant vous dire que les paysages sont à tomber), au sein d’une ferme caprine et d’une vieille rivalité fraternelle pour introduire ses moutons zombies (et ses « mouton-garous »), le métrage s’avère être une comédie réussie et bien rythmée, oscillant entre le gore gratuit et un humour (parfois) un peu plus subtil. Conscient de son manque de moyens qu’il assume pleinement (les effets spéciaux sont d’ailleurs tout à fait honorables), à ranger entre un Braindead et Le Loup Garou de Londres, ce Black Sheep vous fera assurément passer un bon moment! Une suite serait visiblement en préparation!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt0779982/

Happy Birthday To Me: Autre slasher ayant bénéficié d’un certain culte mais qui reste plutôt méconnu chez nous, Happy Birthday possède une grande force: celle de maîtriser son suspense jusqu’à la toute fin! Et mine de rien, pour un sous-genre aussi standardisé que le slasher, ça fait une grande différence! La final girl… vous la connaissez sûrement puisqu’il s’agit de Melissa Sue Anderson, une des actrices vedettes de La Petite Maison dans la prairie… qui ici s’en sort très honorablement! Si la plupart des meurtres sont filmés en hors champ, le résultat final ne nous est pas épargné… et ces premiers sont tout de même assez vicieux et originaux pour marquer les esprits! Multipliant habilement les fausses pistes (on est clairement ici dans un whodunit teinté de giallo) grâce au passé de son héroïne jusqu’à une fin poisseuse en diable (et son double twist infernal), soignant sa photo et sa mise en scène (il faut dire que Jack Lee Thompson est loin d’être un débutant), ce métrage figure sans mal dans les plus beaux représentants du genre pendant son âge d’or… avec en prime un sous-texte sur la lutte des classes plutôt appréciable! On regrettera cependant des liens très confus entre les personnages (j’ai passé le film à me demander qui était en couple avec qui, par exemple), une absence de version director’s cut (plus de sang, bordel!) et le choix d’un titre qui spoile bien trop! Mais ça c’est pour pinailler car le film rentre sans mal dans mon top 10 slashers!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt0082498/

Bisseries: Dracula et les femmes (1968), Alien: Covenant (2017)

Dracula et les femmes/Dracula has risen from the grave: Quatrième Dracula de la Hammer, auquel incombe la lourde tâche de succéder au sublime Dracula, Prince des Ténèbres sorti deux ans avant, Dracula et les femmes s’avère être un opus plutôt original et moderne (avec une thématique sur le conflit générationnel et religieux plutôt bien amené) mais bien moins efficace que ses prédécesseurs (malgré une violence revue la hausse)! Christopher Lee est de nouveau de la partie (lui qui voulait ne pas rempiler après Le Cauchemar de Dracula…) mais il n’y aura pas de Van Helsing pour lui tenir tête cette fois ci! C’est Freddie Francis (un autre réalisateur culte de la Hammer) qui remplace ici Terence Fisher au pied levé et nous gratifie de beaucoup de scènes en extérieur… et surtout d’un excellent travail sur les couleurs (qui donnent lieu à quelques moments de poésie)! Les décors sont sublimes, comme d’habitude mais plusieurs défauts et incohérences commencent déjà à entâcher la saga (ce métrage ayant subi pas mal de coupes au montage)… Dracula, muet dans l’opus précédent, se remet à parler, perdant du coup beaucoup de son aura animale. De la même manière, on ne comprend pas pourquoi le célèbre comte choisit d’assouvir sa vengeance sur la nièce de l’exorciste (hormis pour le quota de décolletés généreux, bien sûr) et pas sur ce dernier directement (t’es le Prince des Ténèbres ou quoi?). La scène de résurrection de Dracula semble elle aussi bien forcée (pourquoi deux prêtres iraient se taper deux heures de marche dans les montagnes alors que le Comte est mort depuis belle lurette?). A l’image de cette saga où on ne cesse de convoquer le cadavre du plus célèbre des vampires (et son interprète) jusqu’à la lie… Le bon jeu d’acteurs et l’écriture de certains personnages (comme le prêtre sbirifié) viennent néanmoins contrebalancer un peu la chose. Hélas, on est déjà à la fin des sixties, la Hammer commence à manquer d’inspiration et avec la sortie de Rosemary’s Baby et La Nuit des Morts Vivants aux USA, le public va vite avoir envie de films d’épouvante plus modernes et réalistes…

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt0062909/

Alien: Covenant: Terminons notre rétrospective Alien (on se réservera l’opus originel pour le cycle Lovecraft, les amis) avec l’infâme Covenant, suite directe de Prometheus, qui cette fois ci revient dans l’univers d’Alien tout en continuant ses questionnements créationnistes… puisque Ridley Scott est encore à la barre (et je pense qu’on peut dire que c’est déjà le début de la fin du Monsieur quand on voit la suite de sa filmo).

Vous vous rappellez quand je disais que Prometheus semblait émaner d’un Ridley Scott le cul entre deux chaises? Hé bien cette fois ci, les fans ont gueulé tellement fort qu’il a décidé d’intégrer des xénomorphes dans cette suite mais en continuant encore plus fort ses délires mystico-religieux (comme les nombreuses références à la Bible) avec un scénario encore plus au rabais! Vous vous rappellez des personnages tellement mal écrits et cons de Prometheus qu’il fallait avoir le script sous les yeux pour comprendre leur rôle dans la mission? De la logique incompréhensible dans la gestation des monstres? De la mégalomanie croissante de David? Hé bien prenez tous ces ingrédients, mettez les potards à fond et vous obtiendrez ce Covenant… qui réussit même le pari de contredire son aîné, pourtant réalisé par le même gus. Oui, oui! Si ce métrage était un troll, ça serait du génie! Alors oui, on pourrait toujours parler de sa photographie splendide (que l’on soit dans l’espace, la nature ou les ruines des Ingénieurs), de ses thématiques intéressantes (mais toujours peu subtiles devant la caméra de Scott) qui tentent de renouveller l’univers, du personnage de David (le grand méchant du métrage même si ce n’est jamais totalement assumé) et de son cynisme, de ses expériences gigeriennes (merci les scènes coupées), de la gestion du rythme et… c’est à peu près tout! Même la fin est téléphonée et la présence des xénomorphes paraît complètement factice (même si les néomorphes n’ont pas grand chose de convaincant) au vu de leur faible présence à l’écran!

Ayant vu le film à sa sortie en salles, je n’arrivais pas à le relier ni à la saga ni à Prometheus… je comprends mieux pourquoi aujourd’hui! Ce métrage est un véritable catalogue d’incohérences facilités scénaristiques et scientifiques ponctuées de quelques hommages lourdingues aux autres opus! Encore une fois, seul Fassbender s’en sort bien mais comme c’est le seul acteur connu (à l’exception d’un caméo de Pearce et de Franco) et omniprésent du film… Si l’on doit chercher une filiation à Covenant, elle a plutôt du côté de Blade Runner (il est d’ailleurs marrant de se dire que les seuls chefs d’oeuvre de Ridley Scott soient écrites par d’autres) sauf que… c’est hors sujet pour un film se rattachant à la saga. Il serait d’ailleurs à peine exagéré que de voir le réalisateur projetter ses névroses sur l’androïde: l’un méprise la saga et son public (un grand merci à la Fox de lui avoir donné quartier libre d’ailleurs) pendant que l’autre se prend pour Dieu, décimant humains et Ingénieurs sans le moindre remords (et surtout sans raison), façon Chute de Rome. Et il n’y a qu’à voir ses derniers films pour constater que clairement, Monsieur Scott se moque de tout, y compris du réalisme historique. Côté suspense, le film n’a pas grand chose d’horrifique puisque les tensions sont trop vite désamorcées (de toute façon, on se fout autant des personnages secondaires que de l’héroïne principale). La véritable question à vous poser est la suivante: avez vous réellement envie de subir un métrage de deux heures qui vous apprend qu’un androïde complexé a créé une des créatures les plus terrifiantes du cinéma d’horreur/SF simplement par ce qu’il en avait le pouvoir (oui, la même que l’on voit pourtant dans une sculpture du film précédent mais… passons)? Souhaitez vous assister à un métrage encore moins digeste que Prometheus qui ne répondra à aucune de vos réponses? Moi… non! Dire qu’on a annulé le Alien 5 de Neill Blomkamp (pourtant je suis loin d’être fan de son univers) pour ça… La seule bonne nouvelle est que l’échec du film a fait annuler le projet d’un troisième film par Ridley Scott himself! Ouf!

Bref, vous l’avez compris, il n’y a pas grand chose à sauver de ce film qui enterre à la fois la saga Alien et les rares spectateurs qui auront vu le génie de Prometheus! Et c’est comme ça que Covenant se paye le luxe de se placer entre Aliens (opus dispensable et pourtant oh combien meilleur que ce Covenant) et Alien Romulus, soit parmi les pires films de la franchise, c’est fort!

Note: Dispensable

https://www.imdb.com/fr/title/tt2316204/

Quand à ceux qui se demanderaient mon classement personnel, le voici, même si je ne tiens réellement en estime que les deux premiers films:

  1. Alien, le huitième passager (1979)
  2. Alien3 (1992)
  3. Prometheus (2012)
  4. Alien la Résurrection (1997)
  5. Aliens, le retour (1986)
  6. Alien: Covenant (2017)
  7. Alien: Romulus (2024)

En espérant que ces revisionnages vous auront plu autant qu’à moi!

L’Envers du Culte: La Nuit du Loup-Garou (1961), Prometheus (2012)

La Nuit du Loup-Garou: Seul film de la Hammer sur la thématique des lycanthropes, La Nuit du Loup-Garou s’avère être une jolie fresque moyenâgeuse et originale sur le sujet, sublimée par de jolis décors et un suspense progressif (on ne voit la créature qu’à la fin du métrage). On retrouve ici Oliver Reed dans un de ses premiers grands rôles… et il faut bien reconnaître le bougre s’en sort très bien dans ce rôle tourmenté! Si le film a subi les outrages du temps (on est plus proche ici de The Wolf Man que du Loup-Garou de Londres… pour le dire élégamment), on appréciera la métaphore sociale de cette tragédie et la volonté de mettre au premier plan/humaniser la victime de cette malédiction (une « cause » de lycanthropies bien plus ancienne que les morsures de loup) qui ici est pleinement consciente de ses méfaits. On déplorera par contre une romance peu crédible… Ceci dit ce film de Fisher figure facilement parmi les chefs d’oeuvre de la Hammer alors ne boudons pas notre plaisir…

Note: Solide

https://www.imdb.com/fr/title/tt0054777/

Anecdotes:

  1. Le film sera un échec lors de sa sortie, ce qui explique l’absence de saga consacrée à ce monstre sacré du cinéma d’épouvante dans le catalogue de la Hammer!
  2. Ce métrage réutilise des décors du Cauchemar de Dracula et d’un autre métrage avorté de la Hammer: « The Rape of Sabena » (sur le thème de… l’Inquisition espagnole). Ces anglais ne perdent décidemment jamais le nord!
  3. Ce film est également adapté de la nouvelle Le Loup-Garou de Paris de Guy Endore.

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Prometheus: Impossible de comprendre pourquoi ce cinquième film de la franchise (septième si on inclue les deux films Alien vs Predator) divise autant sans se pencher sur sa génèse et le retour derrière la caméra du réalisateur Ridley Scott, responsable de l’indépassable premier opus! En effet, depuis Alien3, celui ci souhaitait faire un film sur l’origine des xénomorphes. En 2009, la Fox envisage sérieusement une préquelle à Alien et son choix se porte vite vers le réalisateur brittanique. En 2011, ce dernier annonce un métrage épique qui se pencherait sur l’histoire des Ingénieurs (le space jockey aperçu dans le premier Alien), leurs liens avec les créatures et l’espèce humaine mais à la fois très différent des films Alien. Alors a t il tenu ses promesses?

Et bien mmh… pas vraiment mais on y reviendra! Bien plus SF qu’horreur, il faut bien avouer que Prometheus est splendide, de ses décors à ses effets spéciaux (au hasard, les Ingénieurs). Malheureusement, ce n’est pas le cas du scénario qui semble avoir grandement souffert des réécritures successives ou du complexe de grandeur de son réalisateur… Peut être aussi que ses propres enjeux étaient trop lourds à porter pour un seul métrage! Une des grandes faiblesses du film, au delà des incohérences absolues suscitées par les incubations (aléatoires) des créatures et des temporalités qui s’entrechoquent mal (la technologie du Prometheus plus avancée que celle du Nostromo alors que le film se passe 30 ans avant en est un superbe exemple), est qu’il ne clarifie jamais vraiment son rôle entre préquelle mal branlée, remake déguisé et spin-off mal assumé (au delà des déclarations de Scott et des scénaristes). Il aurait pourtant tout à gagner à être totalement indépendant de l’univers Alien, malgré la présence des ingénieurs et d’autres créatures gigeriennes dont le rôle et l’origine sont évoquées mais de façon toujours très floue (comment a été créée l’huile noire? pourquoi les Ingénieurs veulent détruire la Terre? pourquoi ont ils créé l’espèce humaine et pourquoi nous ont ils laissé un moyen de rentrer en contact avec eux? Beaucoup de questions, aucune réponse). Cela donne l’impression que Scott ne peut pas s’empêcher d’alterner mépris pour les autres opus et fan service obligatoire… Les autres défauts majeurs sont le manque de personnages intéressants/forts (j’aime bien Rapace mais elle n’est clairement à la hauteur pour succéder à Weaver) et son rythme inconstant. Disons le clairement, seul le personnage de l’androïde David (excellent Michael Fassbender, tout en ambiguités) mérite un certain intérêt ici (ce qui sera bien problématique dans sa suite, Covenant) malgré le casting conséquent (Elba, Theron, Pierce). Dommage pour un équipage de choc censé trouver la réponse sur l’origine de l’homme… Le suspense est néanmoins correctement maintenu jusqu’à une fin haletante et grâce à un univers crédible où de nouvelles références/thématiques religieuses/métaphysiques apparaissant en filigrane. On ne peut pas reprocher au métrage de ne pas essayer d’enrichir la mythologie (comme le personnage de Peter Weyland et sa recherche de vie éternelle, par exemple). Mais le mal est fait…

Bien que la majorité des fans de la saga attendaient autre chose au moment de sa sortie (et moi avec), Prometheus « réussit » le pari fou de proposer une préquelle alternative et fascinante, qui certes rajoute plus de questions qu’elle n’en résout mais qui s’impose sans mal sur le podium des plus jolis films de la franchise (c’est dire s’il y a peu à se mettre sous la dent)… malgré un côté salement foutraque (par exemple, j’ai dû revoir les vidéos de ce bon vieux Durendal pour en comprendre les multiples clins d’oeil râtés aux autres opus) !

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/fr/title/tt1446714/

Anecdotes:

  1. Le choix du nom du film (et du vaisseau) est évidemment un clin d’oeil au mythe de Prométhée, qui présente une thématique très proche.
  2. Les scènes extérieures ont été filmées en Islande (Hekla Valley, Dettifos Falls) et en Ecosse (The Storr, Fort William).
  3. Il s’agit d’un des derniers travaux du regretté H. R. Giger (il réalisera quelques parties de décors et son influence artistique sur le film sera visiblement supérieure à celle dans Alien) qui décèdera deux après la sortie du métrage.
  4. Le scénario serait inspiré des travaux de Erich von Däniken sur la théorie des anciens astronautes.
  5. Si Meredith Vickers (Charlize Theron) semble particulièrement froide et distante tout au long du film, c’est parce que son personnage était un androïde dans les anciens scripts.