Bisseries: 8MM (1999), The Tingler (1959)

8MM: Décidément, on aime bien graviter autour des snuffs en ce moment! Et ça tombe bien car c’est justement l’incursion que nous propose ce thriller tendu et poisseux de Joel Schumacher, à travers l’enquête d’un détective privé sur une jeune femme disparue (et supposément assassinée face caméra)! Côté casting, Cage, Phoenix, Stormare et Gandolfini tiennent parfaitement leur rôle. Si on est un peu « familier » avec cet univers déviant, le film manque peut être un peu de surprises (les personnages un peu clichés n’aidant pas) mais on appréciera tout de même cette descente dans la perversité humain gratuite mise en scène tout en suggestions (si vous cherchez du graveleux, rebroussez chemin), le rythme rondement mené et le virage vigilante que prend le métrage à la fin, devant l’horreur progressive (et contagieuse) des découvertes dans les sex shops de Los Angeles et les bas fonds désaffectés de New-York… Et puis, pour une fois que Nicolas Cage ne cabotine pas à mort…

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/title/tt0134273/

The Tingler/Le Désosseur de cadavres: A force d’entendre parler des filouteries inventives de William Castle, il fallait bien commencer quelque part! Porté par un Vincent Price qu’on ne présente plus (signalons aussi Patricia Cutts dans un rôle savoureux), cet avant gardiste métrage de body horror se révèle surprenant et rondement mené. Le concept: en cas de peur intense, un parasite présent dans la colonne vertébrale vous brise littéralement les os si vous ne pouvez pas crier… Alors, oui, on peut trouver cette série B cheap ou bavarde comme beaucoup de ses congénères des 50’s mais le métrage est bien ficelé et regorge de bonnes idées, installe le doute a plusieurs moments et a un final savoureux. Alors, que demander de plus?

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/title/tt0053363/

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