A l’affiche: Faces of Death (2026), Backrooms (2026)

Faces of Death: J’espère que je ne vous apprends rien en vous disant que le premier Faces of Death (1978 donc) et ses suites ont fait partie des sagas de mondos cultes des années 1970 et 1980. Evidemment, depuis le temps, on sait qu’une large part du documentaire était complètement mis en scène. Faces of Death version 2026 revient donc avec le postulat suivant: tout ce qui se passe dans le Faces of Death originel (que je n’ai pas encore vu) est réel et cet obscur métrage déviant devient un objet de culte pour un psychopathe très motivé à refaire son propre remake… Non content de remettre cette franchise de mondos au goût du jour avec cette petite variation bien sentie, Daniel Goldhaber a aussi l’intelligence de l’immerger dans le monde actuel et ses dérives (notre rapport à la violence, harcèlement, réseaux sociaux, dark web, influenceurs, recherche de célébrité rapide, forums Internet,…), son humanité décidément capable du pire comme du meilleur (mais surtout du pire), pour un propos plus pertinent. Porté par deux jeunes acteurs principaux talentueux (Barbie Ferreira et Dacre Montgomery), le film propose une première partie très prenante et même si la seconde n’évite pas certains clichés et une écriture plus prévisible, cela reste une jolie curiosité bien rythmée et mise en scène à se mettre sous la dent… surtout si vous aimez les thrillers horrifiques méta et les enquêtes poisseuses sur des snuffs qui virent en survival (dans la lignée d’American Sweatshop)!

Note: Curiosité

https://www.imdb.com/title/tt14619456/

Backrooms: « Enfin un peu de fraîcheur dans un cinéma de genre moderne qui a vite tendance à tourner en rond! » C’est avec cette impression que je suis sorti de ce Backrooms. Il faut dire aussi que Kane Parsons, son jeune réalisateur, n’est pas un inconnu dans cet univers aussi énigmatique que vertigineux puisqu’il réalise la série web à succès du même nom depuis 2022. Bien rythmé, pas trop long, intrigant et angoissant sans en faire trop (grâce à un joli jeu sur l’espace, le son, les effets de l’exploration de ses « salles » illogiques et hors du temps sur la psyché de ses visiteurs, un explicatif plutôt sommaire que chacun s’approriera), Backrooms réussit le cap de la transformation de cette creepypasta virale (inspirée par La Maison des Feuilles) en long métrage, à commencer par ses impressionnants décors dont suinte une étrangeté minimaliste au potentiel cauchemardesque presque infini (car universel). Bien mis en scène (c’est produit par A24 en même temps) et interprété par le duo Chiwetel Ejiofor/Renate Reinsve, c’est même clairement une des très bonnes surprises de cette année bien terne! Evidemment, on pense à quelques références du genre pendant le visionnage (parmi lesquels Shining, The Texas Chain Saw Massacre, Cube, Twin Peaks et le cinéma de Lynch de façon générale, The House) mais rien de suffisamment trop proche pour que cela soit perturbant! Les influences, elles, seraient plutôt à chercher du côté de Punishment Park ou encore One Hour Photo. Peut être un petit bémol sur la fin qui fait un écho forcé à l’introduction alors que le métrage fonctionne très bien sans! Une suite serait visiblement déjà prévue… ce qui est franchement moins enthousiasmant!

Note: Solide

https://www.imdb.com/title/tt26657236/

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